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Yudhisen Mardaymootoo: Le 09/09/2026 à 08:07 | MAJ à 09/09/2026 à 08:10
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Publié : Le 09/09/2026 à 08:07 | MAJ à 09/09/2026 à 08:10

Plus de 8 100 personnes sont inscrites au programme de substitution à la méthadone à Maurice. Mais lorsque ce traitement s’étend sur plusieurs années, comment accompagner ceux qui souhaitent progressivement s’en détacher ?

Un médecin rappelle que la méthadone est avant tout un traitement de substitution : la dose est adaptée au patient, puis peut être diminuée progressivement lorsque sa situation le permet, un arrêt brutal restant difficile. Au-delà de la dépendance physique, se pose également la question du suivi psychologique.

Un patient sous méthadone depuis près de 15 ans raconte, lui, les contraintes quotidiennes du traitement et son souhait d’aller vers un arrêt.

Pour le médecin Rassool Ali, la méthadone reste un traitement qui s’inscrit dans la durée, avec une diminution progressive adaptée à l’évolution de chaque patient.

Mais traiter la dépendance physique ne suffit pas. Le psychothérapeute Saoud Muthy insiste sur l’importance d’un accompagnement psychologique permettant d’apprendre à fonctionner sans drogue.

Une réalité vécue au quotidien par Desire, sous méthadone depuis près de 15 ans, qui souhaite désormais réduire son traitement.

Son témoignage illustre ainsi les contraintes que peut représenter un traitement quotidien lorsqu’il se prolonge pendant de nombreuses années.

Entre stabilisation, diminution et éventuel arrêt, l’accompagnement médical et psychologique reste au cœur du parcours du patient.