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Keshinee: Le 02/04/2026 à 11:24 | MAJ à 02/04/2026 à 11:36
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Publié : Le 02/04/2026 à 11:24 | MAJ à 02/04/2026 à 11:36
Par : Dooshina Appigadu

Lors de l’émission HardTalk hier sur Top FM, l’animateur Rudy Veeramundar a interrogé Cyril Quintyn, cofondateur et directeur de Campus Holberton School Mauritius, sur le décalage persistant entre les formations académiques et les besoins du marché du travail.

Cyril Quintyn a reconnu l’existence d’un véritable « gap » dans le système éducatif mauricien, notamment en ce qui concerne les métiers de demain. Selon lui, cette question n’est pas nouvelle et a déjà été soulevée à plusieurs reprises par le secteur privé.

L’entrepreneur est allé plus loin en pointant du doigt un manque à la fois en compétences techniques et en soft skills. Une situation qui, précise-t-il, dépasse largement les frontières de Maurice. « Le système éducatif, de manière générale, n’est pas prêt et doit se réinventer », a-t-il souligné.

Par ailleurs, Cyril Quintyn a évoqué des exemples internationaux pour illustrer l’ampleur du défi. Il a notamment cité l’Australie, qui prévoit de former un million d’ingénieurs en logiciels d’ici 2030, soit environ 4 % de sa population.

Transposé à l’échelle mauricienne, cet objectif représenterait environ 50 000 software engineers à former d’ici la même échéance. Or, le pays accuse déjà un déficit estimé à près de 800 postes vacants par an dans ce domaine.

Un contraste frappant, alors que le taux de chômage des jeunes à Maurice s’élève à environ 17 %. À l’inverse, dans le secteur des TIC, ce taux est proche de « zéro pour cent », a fait ressortir Cyril Quintyn.