Une catastrophe minière secoue l’est de la République démocratique du Congo, où un effondrement dans la mine de coltan de Rubaya a fait au moins 200 morts, selon le gouvernement congolais. La catastrophe s’est produite mardi 4 mars dans cette région contrôlée par le groupe rebelle M23, connu pour ses activités dans la zone.
Cependant, le groupe rebelle conteste ce bilan, affirmant que l’incident résulte de bombardements et que seulement cinq personnes ont péri. Fanny Kaj, responsable de M23, a déclaré qu’aucun glissement de terrain n’avait eu lieu, rejetant les chiffres officiels.
Ibrahim Taluseke, mineur sur place, a indiqué avoir retrouvé plus de 200 corps, dénonçant la réticence des propriétaires à révéler le vrai nombre de victimes. La région de Rubaya, riche en coltan, est au cœur d’un conflit de longue durée entre groupes armés et forces gouvernementales, exacerbant une crise humanitaire majeure.
Ce site stratégique, contrôlé par M23 depuis mai 2024, génère des revenus importants grâce aux taxes sur le coltan, vital pour la fabrication de smartphones et d’avions. La violence persiste dans cette région, malgré un récent accord de paix.