Les opérateurs et employés des écoles préprimaires privées, réunis sous la bannière du CTSP, ont manifesté ce vendredi matin au Jardin de la Compagnie, à Port-Louis, pour dénoncer la réforme du Grant-in-Aid (GIA). Ils réclament l'ouverture d'un dialogue avec le ministre de l'Éducation et demandent au gouvernement de revoir les mesures annoncées, qu'ils jugent préjudiciables tant pour les établissements que pour la qualité de l'enseignement.
Parmi les principales inquiétudes figure l'augmentation du nombre d'élèves par classe. Enseignante dans une école préprimaire privée, Corinne Madoosing estime qu'une classe de 20 enfants compromettrait l'encadrement, le suivi et la sécurité des élèves.
Même son de cloche du côté des propriétaires d'établissements. Nathalie Mennelasse Julien affirme que de nombreux opérateurs vivent dans l'incertitude et demandent des réponses concrètes du gouvernement sur leur avenir.
Les assistants-enseignants redoutent, eux aussi, les conséquences de cette réforme sur leur emploi. Maha Elaheeboccus évoque un climat d'inquiétude qui affecte le moral du personnel, craignant des suppressions de postes malgré leurs qualifications.
Ces opérateurs réclament ainsi une rencontre avec le ministre de l'Éducation afin d'engager un véritable dialogue. De son côté, le CTSP prévient que le mouvement pourrait se durcir, une manifestation devant le bureau du ministre est envisagée, tout comme une éventuelle grève de la faim si aucune avancée n'est enregistrée.