La diplomatie s’invite sur les terrains du Mondial 2026. L’Iran, indésirable sur le sol américain, installera finalement son camp de base au Mexique. La présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, a officialisé la nouvelle : son pays accepte « sans problème » d’accueillir la sélection iranienne à Tijuana, juste à la frontière des États-Unis.
C’est Washington qui aurait directement sollicité l’aide de son voisin. En rupture diplomatique avec Téhéran et dans un contexte de tensions persistantes au Moyen-Orient, les États-Unis ne souhaiteraient pas voir la Team Melli s’entraîner sur leur territoire.
Pour l’Iran, ce repli à la frontière mexicaine représente une alternative stratégique. En s’installant à Tijuana avec le feu vert de la FIFA, la fédération iranienne contournerait les restrictions liées aux visas américains. Un choix également logistique, puisque la ville se trouve à moins d’une heure d’avion de Los Angeles, où l’Iran doit disputer deux de ses matchs de phase de groupes.
Malgré ce contexte diplomatique tendu, les joueurs iraniens devront néanmoins se rendre sur le territoire américain pour la compétition. Ils entameront leur parcours le 15 juin prochain à Los Angeles face à la Nouvelle-Zélande.