À quelques semaines du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, l’enthousiasme de nombreux supporters est terni par des obstacles administratifs de plus en plus complexes. Alors que les États-Unis accueilleront la majorité des rencontres du tournoi organisé conjointement avec le Canada et le Mexique, des milliers de fans issus de plusieurs pays qualifiés peinent à obtenir les visas nécessaires pour assister à la compétition.
Selon une analyse de la BBC World Service, les citoyens de plus d’un quart des nations qualifiées sont confrontés à des restrictions migratoires, à des taux élevés de refus de visa ou à des interdictions d’entrée renforcées. Parmi eux figurent notamment l’Iran, Haïti, le Sénégal et la Côte d’Ivoire.
Pour de nombreux supporters africains et moyen-orientaux, ces mesures créent un sentiment d’exclusion. Certains dénoncent une compétition inaccessible à une partie du public mondial. « Une Coupe du monde doit rassembler les peuples. Sans les supporters, le spectacle perd une partie de son âme », estiment plusieurs responsables d’associations de fans interrogés par les médias internationaux.
La situation est particulièrement compliquée pour les ressortissants de pays affichant des taux élevés de refus de visa. Selon les données du département d’État américain, certaines nationalités enregistrent des taux de rejet dépassant les 40 %, voire 70 % dans certains cas. Une réalité qui pousse de nombreux supporters à renoncer avant même d’entamer les démarches.
Les autorités américaines défendent toutefois une politique fondée sur la sécurité nationale et la lutte contre l’immigration irrégulière. Washington assure être prêt à accueillir les visiteurs du monde entier tout en maintenant des contrôles rigoureux.
Alors que la Coupe du monde 2026 s’annonce comme la plus grande de l’histoire avec 48 équipes participantes, le débat sur l’accès équitable au tournoi risque de prendre une place grandissante dans les mois à venir. Pour de nombreux passionnés de football, le rêve mondialiste porté par le sport roi se heurte aujourd’hui à la réalité des frontières.