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Keshinee: Le 07/03/2026 à 08:50 | MAJ à 07/03/2026 à 08:51
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Publié : Le 07/03/2026 à 08:50 | MAJ à 07/03/2026 à 08:51
Par : La Redaction

Les travaux de la commission d’enquête instituée pour faire la lumière sur le décès du détenu Andy Selmour à la prison de haute sécurité de Melrose se sont poursuivis ce vendredi 6 mars devant l’Environment and Land Use Appeal Tribunal, à Port-Louis. La commission est présidée par l’ancien juge de la Cour suprême, Paul Lam Shang Leen. Lors de cette séance, plusieurs témoins issus de l’administration pénitentiaire ont été entendus afin d’éclairer les circonstances entourant l’agression d’Andy Selmour le 9 décembre dernier.

Parmi eux, la Deputy Commissioner of Prisons A. a évoqué plusieurs défis liés à la gestion de l’établissement pénitentiaire. Elle a notamment mentionné la circulation et la consommation de drogues en prison, qui peuvent être à l’origine de tensions et de bagarres entre détenus. Elle a également estimé que si la supervision avait été correctement assurée par des officiers supérieurs, l’incident ayant conduit à la mort d’Andy Selmour aurait pu être évité.

Plusieurs témoignages ont également mis en lumière un climat devenu plus tendu entre détenus et officiers pénitentiaires. Selon certains témoins, le comportement de certains détenus envers les officiers s’est détérioré depuis les événements du 17 juillet 2025 à la prison de Melrose Eastern High Security Prison, lorsqu’un incident majeur avait donné lieu à des allégations de brutalité envers des prisonniers par des unités spéciales de la police.

La commission a également entendu l’Assistant Superintendent of Prisons, V.J., qui compte plus de trente ans de service dans l’administration pénitentiaire. Il a relaté les événements survenus le 9 décembre près du complexe médical de la prison, expliquant avoir entendu des détenus crier avant de voir certains d’entre eux transporter Andy Selmour vers l’unité médicale.

Au cours de son témoignage, l’officier a indiqué souffrir de stress post-traumatique (PTSD) depuis une agression subie lors d’une mutinerie à la prison de Grande Rivière Nord-Ouest en 2010. Selon lui, l’état critique dans lequel se trouvait Andy Selmour ce jour-là aurait ravivé ce traumatisme, affectant momentanément sa capacité à intervenir dans des conditions normales. Il a précisé avoir suivi un traitement médical pour cette condition.

Les travaux de la commission d’enquête se poursuivent afin d’établir les circonstances exactes ayant conduit au décès d’Andy Selmour. La prochaine séance est prévue pour le lundi 9 mars.