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Thomas Jadoobur: Le 04/06/2026 à 12:33 | MAJ à 04/06/2026 à 12:36
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Publié : Le 04/06/2026 à 12:33 | MAJ à 04/06/2026 à 12:36
Par : Vanessa Mathews Saramandif

Nouveau coup de théâtre à Washington. Alors que Donald Trump promet un accord de paix imminent avec l’Iran, le Congrès américain tente de lui couper les ailes et de lui retirer les rênes de la guerre au Moyen-Orient.

C'est un véritable désaveu politique pour le président américain. La Chambre des représentants vient d'adopter une résolution choc qui ordonne le retrait pur et simple des troupes américaines engagées contre Téhéran. Fait rare : plusieurs élus du camp républicain ont voté l’interdiction aux côtés des démocrates. L’opposition accuse le locataire de la Maison-Blanche de mener une guerre illégale et profondément impopulaire, en s'affranchissant totalement du feu vert obligatoire du Congrès.

Sur le papier, le texte a toutefois peu de chances d’aboutir. Même si le Sénat l'approuve à son tour, Donald Trump garde son arme fatale : le droit de veto. Pour passer outre, ses adversaires devraient réunir une majorité des deux tiers, ce qui relève aujourd’hui de l'impossible. C’est donc un bras de fer avant tout symbolique, mais qui fragilise la position de la Maison-Blanche.

Pendant ce temps, sur le front diplomatique, c'est le grand écart. Depuis le Bureau ovale, Donald Trump joue l'optimisme forcené et assure que les négociations avancent à grands pas, évoquant même une issue positive dès ce week-end. Une version immédiatement douchée par Téhéran. Le chef de la diplomatie iranienne affirme, lui, qu'il n'y a absolument aucun progrès tangible sur la table.

Entre optimisme de façade à la Maison-Blanche, fronde historique au Congrès et blocage à Téhéran, le conflit américano-iranien s'embourbe plus que jamais dans une impasse politique.