Le projet de loi portant création de la National Crime Agency (NCA) continue de susciter des réactions sur la scène politique. Lors de la conférence de presse du Fron Militan Progresis (FMP), ce samedi, Paul Bérenger est revenu en détail sur le fonctionnement envisagé de cette nouvelle agence, la nomination de sa direction et le recours prévu à une expertise étrangère.
Interrogé sur sa connaissance du projet lorsqu’il occupait le poste de Premier ministre adjoint, Paul Bérenger affirme avoir pris connaissance du dossier à l’époque et avoir formulé ses commentaires. Selon lui, le projet était alors encore « en gestation », mais il estime que la situation a depuis évolué dans une direction qu’il juge préoccupante.
Paul Bérenger s’est également penché sur l’expérience de la National Crime Agency au Royaume-Uni. Selon le dirigeant du FMP, le gouvernement mauricien chercherait à s’inspirer de ce modèle pour mettre en place un dispositif similaire à Maurice. Une approche qu’il qualifie d’« absurde », estimant que le pays irait ainsi « à contre-courant ».
Autre point soulevé : la nomination du directeur général de la future NCA. Selon Paul Bérenger, le directeur général par intérim serait nommé par le Premier ministre, le Dr Navin Ramgoolam, avant de devenir le premier directeur général de l’agence. Paul évoque un mandat de quatre ans, avec la possibilité d’un second mandat.
Interrogé sur la position que pourraient adopter d’autres formations de l’opposition, notamment le Mouvement Militant Mauricien (MMM) ou Rezistans ek Alternativ (ReA), lors du vote sur ce projet de loi, Paul Bérenger a répondu : « Demann zot, mais mo pa plass okenn lespwar ».
De son côté, Joanna Bérenger a ajouté : « Zot oblizé dir oui à tou ».