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Shane: Le 19/09/2026 à 19:22 | MAJ à 19/09/2026 à 19:49
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Publié : Le 19/09/2026 à 19:22 | MAJ à 19/09/2026 à 19:49
Par : Mariyah Radim

Neuf projets de loi seront présentés à l’Assemblée nationale pour permettre la création de la National Crime Agency (NCA), appelée à devenir la principale agence d’enquête à Maurice en matière de criminalité financière, de cybercriminalité et d’autres formes de criminalité. Sa mise en place entraînera l’abrogation de la Financial Crimes Commission Act.

La NCA aura notamment pour mission de recueillir, traiter et analyser les renseignements liés à ces différentes formes de criminalité, de récupérer et gérer les avoirs issus d’activités criminelles, mais également d’appréhender les personnes soupçonnées d’infractions. Elle sera aussi chargée de lutter contre les réseaux financiers liés au trafic et à la distribution de drogues.

Avec un mandat d’enquête élargi, la nouvelle agence pourra également reprendre certaines enquêtes menées par la Police lorsqu’elles concernent notamment des affaires de criminalité financière. Le gouvernement présente cette réforme comme un moyen de doter Maurice d’une agence répondant aux normes internationales en matière d’expertise, de capacités et d’efficacité opérationnelle.

Mais le projet de loi suscite déjà de vives réactions sur la scène politique. Hier, le Fron Militan Progresis s’est présenté face à la presse pour exprimer ses réserves et mettre en garde contre plusieurs dispositions du projet.

Le leader de l’opposition, Chetan Baboolall, revient notamment sur les critiques formulées par le Premier ministre, le Dr Navin Ramgoolam, dans le passé à l’encontre de l’ancien régime, qu’il accusait de placer la population sous surveillance. Selon Chetan Baboolall, le gouvernement actuel chercherait désormais à instaurer, avec cette nouvelle législation, un dispositif de surveillance encadré par la loi.

De son côté, Joanna Bérenger estime que la NCA représente un « monstre » qui serait placé sous l’autorité du Premier ministre. Elle affirme que ce dispositif constitue, selon elle, un danger pour les Mauriciens, mais également pour la liberté de la presse et les libertés citoyennes.

Rama Valayden va plus loin et qualifie ce projet de loi de « crime pour la nation ».

De son côté, Neelkanth Dulloo s’interroge sur la finalité de cette nouvelle législation et pose une question directe : « Cette loi va protéger qui ? »