Une anecdote de son enfance pour faire passer un message sur la tendance à vouloir tout commenter. Lors de la pose de la première pierre du Mariamen Kovil, ce dimanche 30 août à Solitude, Triolet, le Premier ministre Navin Ramgoolam a puisé dans ses souvenirs personnels pour évoquer une réflexion que lui avait faite son père, Sir Seewoosagur Ramgoolam (SSR).
« Si enn zour Bondié décide li’nn fatigué ar travay Bondié, li desann lor later ek li dir fer application si to anvi vinn Bondié… », lui aurait lancé SSR alors que Navin Ramgoolam était encore enfant.
Selon le Premier ministre, son père avait poursuivi son raisonnement en lui faisant comprendre que si les quelque 680 000 Mauriciens que comptait le pays à l’époque avaient eu la possibilité de déposer leur candidature pour « devenir Dieu », pratiquement tous l’auraient fait.
Une manière, selon lui, d’illustrer une certaine propension à vouloir assumer un rôle ou donner son avis, sans nécessairement mesurer la responsabilité ou disposer des compétences requises.
Des décennies plus tard, Navin Ramgoolam estime que cette réflexion de son père reste d’actualité.
« Zordi ena expert dan tou zafer. Zot koz telman… », a-t-il lancé lors de son intervention.