À peine arrivé au pouvoir, le nouveau Premier ministre népalais Balen Shah, figure emblématique de la jeunesse et ancien rappeur, a lancé une série de réformes profondes visant à transformer le système éducatif et à réduire l’influence politique dans les institutions.
Au cœur de ces mesures figure une décision majeure : l’interdiction de la politique étudiante dans les universités et collèges. Le gouvernement entend ainsi mettre fin à l’emprise des partis politiques sur les campus, accusés de perturber le fonctionnement académique. À la place, des conseils étudiants indépendants seront instaurés pour représenter les élèves sans affiliation partisane.
Dans le secteur éducatif, les réformes vont plus loin. Le gouvernement prévoit notamment la suppression des examens jusqu’à la classe 5, privilégiant une évaluation continue jugée plus adaptée. Les autorités souhaitent également imposer un meilleur respect des calendriers académiques et simplifier l’accès à l’enseignement supérieur.
Parallèlement, Balen Shah s’attaque à l’appareil d’État. Les fonctionnaires et enseignants ne pourront plus afficher d’appartenance politique, et les syndicats liés aux partis sont appelés à disparaître. L’objectif affiché est de bâtir une administration « neutre » et plus efficace.
Sur le plan politique, la transition s’accompagne de décisions fortes. L’ancien Premier ministre KP Sharma Oli a été arrêté pour son rôle présumé dans la répression violente de manifestations de jeunes en 2025. Le nouveau pouvoir insiste toutefois sur une démarche de justice et non de revanche.
Porté par une mobilisation massive de la jeunesse, Balen Shah incarne une volonté de rupture avec les pratiques du passé. Son programme vise à lutter contre la corruption, moderniser les institutions et redonner une place centrale aux jeunes générations.