L’ancien Premier ministre népalais KP Sharma Oli a été arrêté en mars 2026, dans le cadre d’une enquête sur la violente répression des manifestations menées par la génération Z en septembre 2025. Cette arrestation marque un tournant majeur dans la vie politique du pays, secoué depuis plusieurs mois par une crise profonde.
Les manifestations, déclenchées par un mécontentement croissant face à la corruption, au népotisme et à des restrictions sur les réseaux sociaux, avaient rapidement pris de l’ampleur. La réponse des autorités avait été brutale : la répression policière a fait au moins une vingtaine de morts, suscitant une indignation nationale et internationale.
Selon les conclusions d’une commission d’enquête, KP Sharma Oli est accusé de ne pas avoir empêché l’usage excessif de la force contre les manifestants. Il pourrait être poursuivi pour négligence grave, une accusation passible de plusieurs années de prison. L’ancien ministre de l’Intérieur figure également parmi les personnes arrêtées.
Ces événements ont profondément bouleversé l’équilibre politique du Népal. La contestation menée par les jeunes a conduit à la chute du gouvernement d’Oli et à l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants. Le nouveau Premier ministre, Balendra Shah, incarne ce changement. Porté par une forte mobilisation populaire, il a promis de lutter contre la corruption et de rendre justice aux victimes des violences.
L’arrestation de l’ancien chef du gouvernement est perçue comme un signal fort : celui d’une volonté de rompre avec les pratiques du passé et d’instaurer une plus grande responsabilité politique. Elle illustre également l’influence croissante de la jeunesse dans la transformation du paysage politique népalais.