Kiev est plongée dans le chaos. Ce jeudi matin, la capitale ukrainienne a subi un barrage de missiles et de drones russes d’une violence inouïe. Le bilan, encore provisoire, est déjà lourd : au moins neuf morts et plus de 30 blessés, parmi lesquels des enfants.
Il s’agit d’une attaque ciblée et méthodique. Le responsable de l’administration militaire locale dénonce une frappe délibérée sur des zones résidentielles. À Kiev, les témoignages sont glaçants : des immeubles éventrés par les déflagrations, des centres de secours frappés en plein cœur et des pompiers qui luttent contre d’immenses incendies au milieu des débris. Un ambulancier est d’ailleurs entre la vie et la mort après qu’un poste médical a été touché.
Ce scénario, Volodymyr Zelensky l’avait anticipé. Depuis Dublin, la veille, le chef de l’État ukrainien avait lancé l’alerte, affirmant que Vladimir Poutine préparait une offensive de grande envergure. Il avait alors ordonné un retour immédiat dans la capitale.
Ce matin, la réalité a rattrapé les discours. Dans les rues de Kiev, les sirènes hurlent à nouveau. Les habitants ont repris le chemin des abris souterrains, matelas sous le bras, tentant d’échapper à cette pluie de feu qui, quatre ans après le début du conflit, continue de frapper le cœur de l’Ukraine.