Alors que la nouvelle année a été accueillie dans la joie à travers l’île, rythmée par les festivités du réveillon et les retrouvailles familiales, cette réalité n’a pas été partagée par tous les Mauriciens.
Au moment où les pétards illuminaient le ciel à minuit, certains avaient les larmes aux yeux. Pour eux, ce passage à la nouvelle année s’est fait dans le silence et la douleur, marqués par l’absence d’un proche porté disparu ou par la mort d’un être cher.
Arvin Mungroo et sa famille traversent des moments difficiles en ce début d’année, et le cœur n’est pas à la fête. Il explique que sa belle-mère est décédée en 2025 ; en conséquence, aucune célébration n’a eu lieu. Il précise que des prières ont été dites, après quoi la journée s’est déroulée normalement.
Et, le 1er janvier, un autre drame est venu frapper à sa porte : son père, Pitiviraj Rajen Mungroo, est porté disparu depuis ce jour-là.
Vanessa Juhel, mère de Danaa Laeticia Malabar, tuée par son époux en octobre dernier, a confié que le réveillon avait été particulièrement difficile pour elle et pour les enfants de Laeticia. « Nous n’avons pas célébré, tellement nous étions tristes », a-t-elle souligné.
Alors que beaucoup ont débuté la nouvelle année dans la fête et la joie, ces témoignages rappellent que pour certains, le passage à 2026 a été marqué par l’absence, le deuil et l’incertitude. Derrière les lumières et les sourires du réveillon se cachent des réalités plus douloureuses, rappelant que chaque nouvelle année peut porter son lot de peine, mais aussi d’espoir fragile.