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Fab: Le 11/06/2026 à 11:28 | MAJ à 11/06/2026 à 11:39
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Publié : Le 11/06/2026 à 11:28 | MAJ à 11/06/2026 à 11:39

La crise entre les États-Unis et l’Iran a franchi un nouveau seuil critique mercredi avec une série d’annonces qui font craindre une extension du conflit à l’ensemble du Golfe persique et au-delà.

Selon les médias iraniens, le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (IRGC) a lancé des frappes de représailles contre des forces américaines dans la région, visant notamment des installations militaires situées au Koweït, à Bahreïn et en Jordanie.

Cette riposte intervient quelques heures après les frappes américaines menées contre plusieurs objectifs en Iran. Le Commandement central américain (CENTCOM) avait annoncé avoir frappé « plusieurs cibles en Iran » dans le cadre d’une opération qualifiée de « légitime défense ».

Trump durcit le ton

Peu avant les nouvelles frappes, le président américain Donald Trump avait laissé entendre qu’une nouvelle opération militaire était imminente.

Dans une déclaration particulièrement ferme, il a affirmé :

« They’ve taken too long to negotiate a deal that would have been great for them; now they will have to pay the price. »

Traduction :

« Ils ont pris trop de temps pour négocier un accord qui aurait été excellent pour eux ; désormais, ils vont devoir en payer le prix. »

Cette déclaration marque un changement radical de ton par rapport aux derniers jours, durant lesquels Washington affirmait encore être proche d’un accord avec Téhéran sur plusieurs dossiers sensibles, notamment le programme nucléaire iranien et la sécurité du détroit d’Hormuz.

Frappes dans plusieurs régions iraniennes

Les médias iraniens rapportent que plusieurs zones du pays ont été visées.

Des explosions ont notamment été signalées à Bandar Abbas, principal port militaire iranien sur le Golfe, ainsi que sur l’île stratégique de Qeshm et dans les villes de Sirik, Minab et Karaj, à l’ouest de Téhéran.

Selon les autorités iraniennes, plusieurs infrastructures civiles et militaires auraient été touchées.

L’Iran ferme le détroit d’Hormuz

Dans ce qui pourrait constituer la mesure la plus lourde de conséquences pour l’économie mondiale, l’agence iranienne Mehr rapporte que les forces armées iraniennes ont ordonné la fermeture complète du détroit d’Hormuz à tous les navires, y compris les pétroliers et les bâtiments commerciaux.

Le détroit d’Hormuz demeure l’un des passages maritimes les plus stratégiques au monde. En temps normal, près d’un tiers du pétrole transporté par voie maritime y transite quotidiennement.

Une fermeture effective pourrait provoquer une flambée immédiate des prix du pétrole, du gaz naturel et des coûts du transport maritime mondial.

Le Liban toujours sous les bombardements

Parallèlement, les frappes israéliennes au Liban se poursuivent.

Selon les informations relayées mercredi, plusieurs attaques ont été menées dans le sud du pays ainsi que dans la vallée de la Bekaa. Le bilan humain des bombardements israéliens depuis le mois de mars atteindrait désormais 3 696 morts.

Une région au bord de l’embrasement

Alors que Washington affirme avoir achevé ses frappes contre l’Iran, les menaces de représailles de Téhéran, l’annonce de la fermeture du détroit d’Hormuz et la poursuite des combats au Liban alimentent les craintes d’une confrontation régionale de grande ampleur.

Les marchés internationaux surveillent désormais de très près l’évolution de la situation. Toute interruption durable du trafic maritime dans le détroit d’Hormuz pourrait avoir des conséquences majeures sur les prix de l’énergie, l’inflation mondiale et la stabilité économique internationale.