Le marché de la drogue change de visage à Maurice. Aux stupéfiants traditionnels comme le cannabis, l’héroïne, la cocaïne et le haschisch s’ajoutent désormais de nouvelles formes : cookies, gummies ou encore papiers imbibés de substances synthétiques. Jusqu’où ira cette diversification sur le marché mauricien ? Depuis janvier, les saisies de l’ADSU sont estimées à Rs 1,4 milliard, avec 1 732 cas rapportés et 1 616 personnes interpellées.
Parmi les tendances observées, les « paperstrips » gagnent du terrain. 4 087 ont déjà été saisis, indique la Chief Inspector Sumsurooah.
Mais faut-il réellement parler de nouvelles drogues ? Pour Steeven Roussety, Programme Manager du Centre d’Accueil de Terre-Rouge (CATR), il s’agit plutôt de variantes de drogues synthétiques.
Des appellations comme « P Diddy » font également leur apparition. Selon le psychothérapeute Saoud Muthy, ces drogues synthétiques peuvent agir fortement sur les émotions.
Il cite notamment le « kakazako », associé à l’héroïne.
Une réalité préoccupante : nouveaux noms, nouvelles présentations… le marché évolue, mais les risques demeurent. Un défi supplémentaire pour les autorités dans la lutte contre la drogue.