Le Moyen-Orient s’embrase à nouveau. Israël et l’Iran se livrent depuis ce lundi matin à des frappes réciproques d’une rare violence. C’est un coup de massue pour le cessez-le-feu en vigueur depuis deux mois, et un revers majeur pour les efforts diplomatiques menés en coulisses.
Jérusalem s’est réveillée sous les sirènes d’alerte et le fracas des explosions. Téhéran a lancé deux nouvelles vagues de missiles balistiques sur le territoire israélien. La riposte israélienne n’a pas tardé : l’aviation a bombardé plusieurs cibles militaires en Iran, notamment à Téhéran et Ispahan. Il s’agit de la première fois que la République islamique frappe directement Israël depuis la trêve d’avril dernier.
Derrière cette escalade militaire, la tension est aussi diplomatique. Selon plusieurs sources, Donald Trump a tenté d’intervenir par téléphone pour convaincre Benjamin Netanyahu de contenir la riposte. Le président américain cherche à préserver les négociations avec Téhéran à l’approche des élections de mi-mandat. Ses propos, rapportés en coulisses, sont sans équivoque : « Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l’Iran, je ne veux pas qu’il tombe à l’eau. »
Pour l’instant, les appels au calme de Washington restent sans effet. Sur les marchés mondiaux, la réaction est immédiate : les cours du pétrole enregistrent une nette hausse en ce début de semaine.