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Keshinee: Le 17/08/2026 à 08:59 | MAJ à 17/08/2026 à 09:00
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Publié : Le 17/08/2026 à 08:59 | MAJ à 17/08/2026 à 09:00
Par : Dooshina Appigadu

Les conditions applicables à plusieurs catégories d’Occupation Permits évoluent. Dans son Newsletter d’août 2026, l’Economic Development Board (EDB)indique que les nouveaux critères accordent davantage d’importance à la viabilité des entreprises, à leur substance économique et à leur performance dans le temps.

Pour l’Investor Occupation Permit, l’investissement initial minimal est désormais fixé à USD 100 000. Mais obtenir le permis ne suffira plus : l’activité devra également démontrer sa capacité à générer un niveau minimum de chiffre d’affaires.

À partir de la troisième année suivant son enregistrement, l’entreprise devra réaliser un chiffre d’affaires annuel d’au moins Rs 5 millions. Le seuil passera ensuite à Rs 8 millions à partir de la cinquième année pour le renouvellement du permis.

Les critères applicables aux travailleurs indépendants étrangers sont eux aussi revus. Selon le Newsletter, les bénéficiaires d’un Self-Employed Occupation Permit devront générer au moins Rs 2 millions de revenus professionnels annuels à partir de la troisième année. Pour le renouvellement à partir de la cinquième année, le seuil montera à Rs 3 millions.

Autre changement : le salaire minimum requis pour bénéficier d’un Professional Occupation Permit est harmonisé entre les différents secteurs. Un professionnel étranger devra désormais percevoir au moins Rs 50 000 de salaire de base mensuel pour être éligible.

Cette évolution montre que Maurice ne cherche pas uniquement à augmenter le nombre d’investisseurs ou de professionnels étrangers. Les autorités veulent également s’assurer que les activités concernées génèrent une véritable contribution économique.

La stratégie consiste donc à maintenir l’ouverture du pays aux capitaux et aux compétences internationales, tout en mettant davantage l’accent sur la performance, la durabilité des entreprises et leur capacité à créer de la valeur dans l’économie mauricienne.