Érosion côtière à Tamarin et sur plusieurs plages du littoral, épisodes de fortes pluies, de cyclones de plus en plus intenses et risques d’inondations soudaines, ressources en eau sous pression avec un niveau préoccupant du réservoir de Mare-aux-Vacoas, sans oublier les effets possibles du phénomène El Niño et les secousses sismiques enregistrées près de Rodrigues : Maurice fait face à une multiplication des risques climatiques et environnementaux.
Dans ce contexte, les regards se tournent vers le Budget 2026/27, attendu dans sept jours... Les acteurs du secteur de l’environnement appellent à un renforcement des investissements pour améliorer la résilience climatique et protéger les écosystèmes de plus en plus vulnérables.
L’an dernier, Rs 3,3 milliards avaient été allouées au ministère de l’Environnement, dont Rs 164 millions pour la restauration des habitats naturels, la lutte contre l’érosion côtière et la réduction de la pollution marine. Mais face à l’ampleur des défis, la question demeure : ces moyens seront-ils suffisants pour préparer Maurice aux enjeux de demain ?
En tant que petit État insulaire, Maurice est confrontée à des défis climatiques sans précédent. Pour Vassen Kauppaymuthoo, océanographe et ingénieur en environnement, le financement climatique est aujourd’hui plus essentiel que jamais.
Il appelle à miser davantage sur l’économie bleue, un moteur de croissance durable...
Du côté de Save The Blue, un système participatif d’information en mer permettrait, selon son fondateur Murali Krishna Appandi, de renforcer la sécurité et la gestion des ressources.
Save the Blue appelle à faire de l’océan un moteur de croissance et de souveraineté, revient-il.