Le ministre des Affaires étrangères, Ritesh Ramful, a effectué une mission à New Delhi du 7 au 8 mai 2026, à l’occasion du 10ᵉ Dialogue de l’océan Indien organisé par l’Indian Ocean Rim Association.
Dans son intervention, Ritesh Ramful a insisté sur l’importance stratégique croissante de l’océan Indien et appelé à un renforcement de la coopération régionale autour de trois priorités majeures : la sécurité maritime, la résilience face au changement climatique et une gouvernance plus inclusive.
Face aux défis multiples de la région, il a exhorté les États membres à agir avec davantage d’unité, d’urgence et de cohérence stratégique.
Dans la suite de son intervention, le ministre a également sollicité le soutien des partenaires régionaux à la candidature de Maurice au poste de vice-président de l’IORA en 2027, avec une perspective de présidence en 2028. Une ambition diplomatique d’autant plus symbolique que le secrétariat de l’Indian Ocean Rim Association est établi à Maurice.
En marge des travaux du Dialogue, Ritesh Ramful a multiplié les rencontres bilatérales, dont un échange avec Mansukh Mandaviya. Les discussions ont notamment porté sur la mise en place à Maurice d’un système inspiré du National Career Service Portal (NCSP), une plateforme numérique capable d’aligner de manière automatisée les profils des chercheurs d’emploi avec les besoins des employeurs.
Les autorités indiennes ont exprimé leur disposition à accompagner Maurice dans le déploiement de ce dispositif, envisagé sans coût pour le pays.
Le ministre a également rencontré le directeur général de la Central Warehousing Corporation. Maurice a sollicité l’expertise de cet organisme pour l’intégration d’un système de gestion des stocks basé sur l’intelligence artificielle, destiné à optimiser l’approvisionnement des hôpitaux publics et de certaines institutions étatiques, dont l’Agricultural Marketing Board.
Ce dispositif repose sur des entrepôts intelligents à température contrôlée, une gestion logistique numérisée, un suivi des stocks en temps réel ainsi qu’une chaîne digitale intégrée pour le transport et la manutention. Les autorités estiment qu’une telle innovation permettrait de renforcer le contrôle des stocks, de limiter le gaspillage, d’améliorer la transparence et de consolider la sécurité alimentaire et sanitaire du pays.