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Sahil Jeemon: Le 21/09/2026 à 11:20 | MAJ à 21/09/2026 à 11:22
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Publié : Le 21/09/2026 à 11:20 | MAJ à 21/09/2026 à 11:22
Par : Vanessa Mathews Saramandif

La grande valse diplomatique de l'Assemblée générale des Nations unies s'ouvre sous des auspices particulièrement électriques. Ce lundi 21 septembre après-midi, le président français Emmanuel Macron a rendez-vous à New York avec son homologue américain Donald Trump. Selon l'agenda de la Maison Blanche, l'entrevue est calée à 17h35 locales, au terme d'une journée menée tambour battant pour le locataire de la Maison-Blanche, qui doit s'entretenir un peu plus tôt avec le maire new-yorkais Zohran Mamdani, figure de la gauche démocrate et farouche opposant à sa ligne politique.

Cette confrontation transatlantique intervient dans un climat de vive crispation géopolitique. En provenance directe de Saint-Pierre-et-Miquelon — où il s'est affiché la veille aux côtés du Premier ministre Mark Carney pour défendre la souveraineté des nations face aux provocations expansionnistes et aux velléités d'annexion de Washington dans l'Atlantique Nord —, le chef de l'État français aborde cette séquence new-yorkaise avec un agenda diplomatique surchargé.

Entre deux passes d'armes avec l'administration américaine, le président français multipliera les tractations au sommet. Outre sa confrontation très attendue avec Donald Trump, son carnet de bal prévoit des pourparlers clés avec le leader ukrainien Volodymyr Zelensky, ainsi que des discussions d'importance avec plusieurs figures du Moyen-Orient, parmi lesquelles le président iranien Massoud Pezeshkian.

Ces tractations se déroulent sur fond de crise énergétique nationale et mondiale : portées par l'embrasement du conflit entre l'Arabie saoudite et les rebelles Houthis du Yémen, les flambées du baril font exploser les prix des carburants dans l'Hexagone comme aux États-Unis. En parallèle, Emmanuel Macron échangera avec les pontes mondiaux de l'intelligence artificielle pour arracher une meilleure régulation internationale de la tech.

Mardi, à la tribune de l'ONU, le président français portera une ambition de refonte face au constat amer dressé par l'Élysée : « l'organisation des Nations unies va mal » et son efficacité s'étiole face au désengagement affiché des membres permanents du Conseil de sécurité. Il plaidera pour un « multilatéralisme efficace », fondé sur des coalitions pragmatiques et de terrain, bien loin des impasses bureaucratiques actuelles.