L’Optical Council (Amendment) Bill a été adopté sans amendements, hier, à l’Assemblée nationale. Lors des débats, le leader de l’opposition, Joe Lesjongard, a interpellé le ministre de la Santé, Anil Bachoo, sur l’application de la loi existante. Il a notamment voulu savoir si le ministère avait procédé à une évaluation du nombre d’entreprises opérant actuellement à Maurice en infraction avec l’Optical Council Act de 2021.
Joe Lesjongard a également demandé des garanties claires : selon lui, ce projet de loi ne doit en aucun cas servir, directement ou indirectement, à régulariser ou protéger des entreprises exerçant illégalement dans le pays.
Le leader de l’opposition s’est aussi interrogé sur le calendrier de cette réforme. Il a estimé que le moment choisi soulève des préoccupations légitimes, notamment quant à un possible affaiblissement des critères de compétence et à un flou dans la définition des professions du secteur. Il a ainsi demandé quels mécanismes concrets d’application sont prévus pour renforcer la capacité du Conseil à poursuivre les pratiques illégales.
Par ailleurs, Joe Lesjongard a mis en perspective les pratiques internationales. Il a souligné qu’au Royaume-Uni, les entreprises d’optique doivent être enregistrées auprès du General Optical Council et se conformer à des normes strictes. En Australie, l’enregistrement des entreprises est distinct de celui des praticiens, avec des exigences claires en matière de gouvernance.
Dans ce contexte, il a affirmé que l’opposition ne peut soutenir des réformes qui semblent abaisser les exigences pour certains tout en imposant davantage de contraintes aux professionnels déjà enregistrés et en règle.
Le leader de l’opposition a également questionné le ministre de la Santé sur la consultation de l’Optical Council lors de l’élaboration du projet de loi. Il a demandé si cet organisme avait été formellement consulté et, le cas échéant, si sa réponse écrite serait déposée devant l’Assemblée nationale.