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Thomas Jadoobur: Le 25/07/2026 à 13:02 | MAJ à 25/07/2026 à 13:03
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Publié : Le 25/07/2026 à 13:02 | MAJ à 25/07/2026 à 13:03
Par : Vanessa Mathews Saramandif

C'est un retournement de situation spectaculaire. Après des sommets affichés tout au long de la semaine, les cours de l'or noir ont subitement décroché à l'approche du week-end. En fin d'après-midi, le baril de Brent de la mer du Nord s'est effondré de 4,85 % pour s'établir à 95,88 dollars, après avoir frôlé une chute de 5 % (à 95,13 dollars). Même constat du côté américain : le West Texas Intermediate (WTI) a plongé de 4,23 % à 88,29 dollars.

En cause ? Un net apaisement des craintes concernant la zone stratégique de la mer Rouge. Malgré les récentes offensives des rebelles houthis, ces derniers ont clarifié leurs intentions.

« Il n'y a aucune fermeture du détroit de Bab el-Mandeb », a tranché Mohammed Abdusalam, émissaire du mouvement pro-iranien, précisant que leurs actions se cantonnent à un embargo ciblant exclusivement les intérêts saoudiens.

Une analyse partagée par les experts de marché. D'après Giovanni Staunovo (UBS), la poursuite du trafic de tankers pétroliers saoudiens démontre qu'il ne s'agit en rien d'un verrouillage global, éloignant ainsi le spectre d'une pénurie énergétique planétaire.

Au-delà de la géopolitique régionale, la prudence des courtiers s'explique aussi par des facteurs économiques internes. Les récents records atteints par le brut et l'essence poussent les investisseurs à s'interroger sur une éventuelle intervention de Donald Trump pour calmer les ardeurs de la Bourse, souligne John Plassard de Cité Gestion. De surcroît, le marché retient son souffle à l'idée d'un cessez-le-feu potentiel, qui provoquerait une dégringolade immédiate des cours, à l'image du mois de juin dernier.

Pourtant, le répit pourrait être de courte durée. Janiv Shah, analyste chez Rystad Energy, tire la sonnette d'alarme : les marges de manœuvre du secteur sont presque inexistantes. Entre des stocks stratégiques largement entamés et des capacités de production excédentaires déjà activées, le moindre incident futur dans le détroit de Bab el-Mandeb pourrait propulser les prix vers des sommets inédits.