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Sahil Jeemon: Le 27/03/2026 à 11:57 | MAJ à 27/03/2026 à 11:58
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Publié : Le 27/03/2026 à 11:57 | MAJ à 27/03/2026 à 11:58
Par : Vanessa Mathews Saramandif

À compter du 1er avril, les carburants augmenteront dans les départements et régions d’outre-mer, conséquence de la flambée du pétrole liée aux tensions au Moyen-Orient. Les autorités locales assurent cependant que les stocks restent suffisants et qu’aucune rupture n’est à craindre. Dans ces territoires — Guadeloupe, Guyane, Martinique, Mayotte et La Réunion —, les prix de l’essence et du diesel sont encadrés par des plafonds mensuels ajustés par les préfets afin de tenir compte des spécificités locales, comme la dépendance aux importations et la taille restreinte des marchés.

En Martinique, le préfet Étienne Desplanques a indiqué que la hausse du sans-plomb serait limitée, tandis que celle du diesel serait plus marquée, touchant particulièrement les professionnels. Une cellule de suivi a été mise en place avec les acteurs économiques pour détecter les entreprises susceptibles de subir des difficultés.

En Guyane, le préfet Antoine Poussier a qualifié l’augmentation de notable mais contrôlée, appelant les habitants à ne pas stocker excessivement gaz et carburants. Le président de la collectivité territoriale, Gabriel Servile, a averti que des mesures de soutien pourraient être nécessaires pour éviter les tensions sociales. Des hausses comparables ont été annoncées en Guadeloupe.

À La Réunion, le préfet Patrice Latron a indiqué que le litre de carburant pourrait approcher les deux euros, un niveau inédit depuis la crise de 2022. Le carburant importé de Singapour est assuré par des contrats de livraison, garantissant un approvisionnement continu.

À Mayotte, deux navires pétroliers sont attendus prochainement pour sécuriser les stocks d’avril, avec d’autres livraisons prévues en mai. Les autorités locales garantissent qu’aucune rupture ne surviendra, même si les tarifs appliqués au 1er avril seront ajustés. La flambée des prix est liée au quasi-blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran, par lequel transitent 20 % des approvisionnements mondiaux en pétrole et gaz liquéfié.