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Yudhisen Mardaymootoo: Le 08/08/2026 à 14:14 | MAJ à 08/08/2026 à 14:16
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Publié : Le 08/08/2026 à 14:14 | MAJ à 08/08/2026 à 14:16

L’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan ont signé à La Mecque un accord de défense mutuelle prévoyant qu’une attaque armée contre l’un des trois pays sera considérée comme une attaque contre l’ensemble des signataires. Baptisé « Accord conjoint de défense de La Mecque », le pacte prévoit un renforcement de la coopération militaire entre les trois États sur le principe de la défense collective, comparable à celui prévu par l’article 5 du traité de l’OTAN.

Dans une déclaration commune publiée hier par l’agence de presse officielle saoudienne et le ministère pakistanais des Affaires étrangères, les trois pays ont affirmé leur volonté de renforcer davantage leur sécurité collective et de promouvoir « la paix, la sécurité et la stabilité dans la région et au-delà ». Ils ont également présenté l’accord comme une initiative destinée à contribuer à un avenir plus sûr et plus prospère.

La signature de ce pacte rapproche trois des États les plus influents du monde musulman sur le plan de la défense, dans un contexte régional marqué notamment par les attaques menées contre l’Arabie saoudite par les Houthis du Yémen, soutenus par l’Iran.

Le vice-ministre saoudien chargé de la diplomatie publique, Rayed Krimly, a toutefois assuré que l’accord ne visait aucun pays de la région. Selon lui, le pacte ne traduit pas une volonté de constituer « un axe militaire » ou « un bloc sectaire ou religieux ». Il a également indiqué que l’accord n’était lié ni à des ambitions nucléaires ni à une course aux armements, mais qu’il visait à développer des capacités durables et autonomes.

Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a pour sa part qualifié la signature du pacte d’« initiative historique », estimant qu’elle servait les intérêts des trois pays tout en contribuant au renforcement de la sécurité et de la stabilité régionales.

Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le président turc Recep Tayyip Erdogan a indiqué que l’accord reposait sur le principe de « dissuasion collective ». Il a également affirmé que la Turquie continuerait de privilégier le dialogue et la diplomatie dans le règlement des conflits et des crises, dans le respect du droit international.