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Sahil Jeemon: Le 27/02/2026 à 13:57 | MAJ à 27/02/2026 à 13:59
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Publié : Le 27/02/2026 à 13:57 | MAJ à 27/02/2026 à 13:59
Par : Vanessa Mathews Saramandif

La situation entre le Pakistan et l’Afghanistan s’envenime dangereusement, sur fond d’échanges d’attaques meurtrières. Les autorités pakistanaises ont adopté un ton particulièrement ferme. « Notre patience a atteint ses limites, la guerre est désormais ouverte », a déclaré le ministre de la Défense, Khawaja Asif, dans un message diffusé sur le réseau social X. Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a également affirmé que l’armée disposait des moyens nécessaires pour contrer toute menace afghane.

De l’autre côté de la frontière, les forces afghanes ont lancé des offensives en représailles à des bombardements pakistanais menés quelques jours plus tôt contre des camps qualifiés de terroristes par Islamabad. L’armée pakistanaise avait justifié ces frappes en évoquant des attaques suicides, dont un attentat meurtrier survenu début février dans une mosquée à Islamabad. Les autorités pakistanaises ont affirmé avoir infligé de lourdes pertes aux groupes armés visés.

Les combats se sont intensifiés avec des attaques terrestres afghanes signalées dans les provinces pakistanaises de Khyber Pakhtunkhwa et du Baloutchistan. Kaboul a déclaré avoir capturé plusieurs avant-postes pakistanais et causé la mort de dizaines de soldats, bien que ces informations soient contestées par Islamabad. Selon le ministère de la Défense afghan, huit de ses militaires ont été tués durant ces affrontements.

Longtemps alliés, les deux pays connaissent des tensions persistantes depuis la prise de pouvoir des talibans à Kaboul en 2021. Le Pakistan accuse régulièrement l’Afghanistan d’abriter des groupes militants responsables d’attaques sur son territoire, accusations rejetées par les autorités afghanes. Face à l’escalade, certains pays de la région, dont l’Iran, ont proposé leur médiation afin de favoriser un dialogue entre les deux voisins.

Malgré plusieurs tentatives diplomatiques, les cycles de négociations n’ont pas permis de stabiliser durablement la situation sécuritaire entre les deux nations.