Le Pakistan a annoncé ce mercredi 18 mars une suspension temporaire de ses opérations militaires en Afghanistan à l’occasion de l’Aïd el-Fitr. Cette trêve, qui prendra effet dès jeudi et se poursuivra jusqu’à lundi minuit (heure locale), intervient après que le pays a déclaré « la guerre ouverte » à son voisin le 26 février dernier.
Le ministre de l’Information pakistanais, Attaullah Tarar, a indiqué que cette pause répondait à la demande d’États islamiques alliés, dont l’Arabie Saoudite, le Qatar et la Turquie. Il a souligné que ce geste, motivé par le respect des traditions religieuses, pourrait être interrompu immédiatement en cas d’attaque transfrontalière, de frappes de drones ou de tout incident terroriste, avec une reprise des opérations « avec intensité renouvelée ».
Cette annonce survient quelques jours après la frappe sur un centre de traitement pour toxicomanes à Kaboul, qui a fait des centaines de victimes et reste la plus meurtrière depuis le début du conflit entre les deux pays voisins.
Le Pakistan accuse les autorités afghanes d’héberger des membres des talibans pakistanais (TTP), responsables d’attaques meurtrières sur le sol pakistanais, accusations que le gouvernement afghan dément formellement.
En définitive, cette suspension constitue un geste ponctuel, lié au calendrier religieux, et non le début d’un désarmement diplomatique ou militaire entre les deux nations.