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Fab: Le 26/05/2026 à 11:05 | MAJ à 26/05/2026 à 11:07
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Publié : Le 26/05/2026 à 11:05 | MAJ à 26/05/2026 à 11:07
Par : Vanessa Mathews Saramandif

C’est un mea culpa historique et inédit. Pour la première fois, l’Église catholique reconnaît sa responsabilité directe dans la légitimation de l’esclavage.

Dans sa toute première encyclique publiée hier, le pape Léon XIV a demandé « sincèrement pardon » pour le retard de l’institution face à ce fléau. Jusqu’ici, ses prédécesseurs, comme Jean-Paul II, s’étaient contentés de dénoncer les fautes commises par des chrétiens à titre individuel.

Cette fois, le souverain pontife américain brise un tabou : il admet que le Vatican, en tant qu’institution, a possédé des esclaves et rédigé des textes pour justifier l’asservissement des peuples dits « infidèles ». Il aura fallu attendre le XIXe siècle pour que l’Église condamne officiellement cette pratique, une lenteur que Léon XIV qualifie de « blessure dans la mémoire chrétienne ».

Mais le chef de l’Église ne se limite pas au passé. Dans ce document baptisé Magnifica Humanitas, il établit un parallèle avec notre époque. Léon XIV y dénonce les dérives de l’économie numérique et de l’intelligence artificielle, derrière lesquelles se cacheraient, selon lui, de nouvelles formes d’esclavage moderne.