Sur le fond du dossier, Shakeel Mohamed affirme n’avoir rien construit ni fait construire dans cet immeuble. Il précise qu’il n’est ni le constructeur, ni le promoteur, ni le preneur à bail et qu’il n’est pas non plus le ministre ayant accordé le bail concerné.
Il affirme également n’avoir jamais demandé de permis de construire et n’avoir jamais obtenu de bail sur les Pas Géométriques.
Selon lui, le bail remonte à 2009, à une époque où il n’était pas ministre. Il souligne que ce bail a été accordé quinze ans avant son acquisition d’un logement dans l’immeuble.
Shakeel Mohamed précise également que la construction a été réalisée sous un Building and Land Use Permit (BLUP). Il soutient donc que l’immeuble n’a pas été construit en marge de la loi, mais conformément à un permis délivré par l’autorité compétente. Il insiste sur le fait que ce permis n’a été accordé ni par lui ni par son ministère.
Concernant son acquisition, le ministre affirme que l’accord d’achat ainsi que l’approbation de son prêt sont intervenus en 2024, avant les élections générales de novembre. La transaction a ensuite été formalisée devant notaire en décembre.
Il ajoute que l’intégralité de la transaction a été déclarée à la Financial Crimes Commission (FCC), comme l’exige la loi.
Shakeel Mohamed revient également sur l’évaluation du bien. Le Valuation Department, qui relève de son propre ministère, avait contesté la valeur de la transaction.
Le ministre affirme ne pas être intervenu dans ce processus. Il indique avoir saisi l’Assessment Review Committee en appel et soutient que la valeur déclarée a finalement été reconnue comme correcte. Il dit voir dans cet épisode la preuve que son ministère a travaillé en toute indépendance, y compris à son encontre.
Autre point soulevé : la question de la distance de 30 mètres par rapport au littoral.
Shakeel Mohamed estime que cette question doit être examinée en fonction de la réglementation qui était applicable au moment où l’immeuble a été construit. Il soutient que les règles actuelles ne peuvent pas être appliquées rétroactivement à une construction plus ancienne.
Selon lui, la question essentielle est donc de savoir quelle était la distance de construction autorisée à l’époque. Il affirme que cette réponse se trouve dans le permis qui avait été délivré.
Le ministre assure par ailleurs qu’il n’existe aucune obstruction sur la plage. Il affirme que le public peut y circuler librement, s’y arrêter et s’y baigner.
Quant au mur de pierre évoqué dans cette affaire, Shakeel Mohamed soutient qu’il existait déjà avant les constructions et qu’il ne bloque pas l’accès au littoral. Il affirme que cette situation peut être constatée directement sur place.
Enfin, Shakeel Mohamed défend sa capacité financière à acquérir ce logement. Avocat depuis 35 ans, il affirme que son patrimoine est le fruit de son travail et que sa capacité à acheter un bien immobilier ne peut, selon lui, être remise en cause.
Le ministre considère enfin que la question soulevée est sans objet. Il affirme qu’il ne sera pas dissuadé et qu’il poursuivra le travail qu’il a engagé.
Selon Shakeel Mohamed, cette démarche repose sur le droit et, sur ce point, le droit n’a pas changé.
Le ministre du Logement et des Terres, Shakeel Mohamed, sort du silence sur la polémique entourant son acquisition d’un logement liée au dossier des Pas Géométriques.
Dans une publication sur Facebook ce dimanche, le ministre du Logement et des Terres affirme n’avoir rien à cacher. Il dénonce ce qu’il présente comme une campagne de dénigrement et soutient que ses détracteurs s’en prennent à sa personne au lieu de répondre sur le fond juridique du dossier.
Shakeel Mohamed commence par rappeler que, selon lui, la plage appartient à chaque Mauricien. Il invoque à ce titre l’Arrêté du Général Decaen de 1807, l’article 538 du Code civil, la Pas Géométriques Act ainsi que l’arrêt de la Cour suprême Grand Bay Cruise, de 2008.
Il affirme que ce principe n’a pas changé et accuse ses détracteurs de chercher à détourner le débat en l’attaquant personnellement.
Le ministre évoque également une vidéo tournée, selon lui, à la tombée de la nuit autour de la propriété. Il dénonce aussi la publication d’un acte notarié et précise que la propriété concernée appartient également à d’autres personnes. Il qualifie cette démarche de technique de dénigrement.
Shakeel Mohamed affirme avoir choisi de répondre publiquement par souci de transparence, tout en précisant qu’il ne compte pas alimenter davantage la polémique.