En ce jour de pèlerinage, de nombreux fidèles prendront la direction de Sainte-Croix cet après-midi pour se recueillir au caveau du Bienheureux Père Laval. Arrivé à Maurice en 1841, six ans après l’abolition de l’esclavage, le missionnaire spiritain consacrera sa vie à accompagner une population alors en quête de repères. Médecin de formation, il visitera les malades et les prisonniers, tout en poursuivant sa mission d’évangélisation.
Plus de 160 ans après sa mort, son histoire continue de rassembler des Mauriciens de différentes cultures et religions autour d’une même figure de foi, de réconfort et d’espérance.
Le père Patrick Polydor revient sur le parcours de cet homme qui consacrera sa vie aux plus vulnérables, entre soins, accompagnement et évangélisation.
Mais comment cette dévotion s’est-elle transformée, au fil des générations, en l’un des grands pèlerinages populaires de Maurice ? Le père Polydor raconte.
Au-delà de l’histoire, place aux témoignages. Pour Purnima, marcher jusqu’au caveau est un sacrifice accompli avec foi pour prier pour ses enfants.
Pour Jacques, cette fidélité est liée à une promesse faite en remerciement de prières exaucées. Depuis, chaque vendredi, il revient se recueillir au caveau.
Une dévotion qui traverse aussi les appartenances religieuses. Pour Kumari, le Père Laval est un père pour toutes les nations et un symbole d’espérance.
Chez Christiane, enfin, le pèlerinage revêt une dimension profondément personnelle. Confrontée à la maladie, elle raconte avoir trouvé réconfort et espoir dans la prière.
À Sainte-Croix, les histoires et les croyances diffèrent, mais l’attachement au Père Laval continue de réunir les générations.
Un pèlerinage qui reste, pour beaucoup, un rendez-vous de foi, de mémoire et de réconfort.