Depuis novembre 2024, plus de 27 000 demandes de pension d’invalidité ont été examinées à Maurice, selon des données communiquées au Parlement. Sur les 27 308 dossiers traités par le Medical Board, 17 181 ont été approuvés, soit environ 63 %, tandis que 10 127 demandes ont été rejetées, représentant 37 % des cas.
Les refus sont principalement liés au non-respect des critères établis dans les lignes directrices médicales en vigueur, lesquelles varient selon la nature des pathologies et les situations individuelles des demandeurs.
Les demandeurs déboutés disposent toutefois d’un recours auprès du Medical Appeal Tribunal. Cette instance, présidée par un représentant du bureau de l’Attorney General et composée de deux spécialistes, examine les contestations.
Entre novembre 2024 et mars 2026, 7 631 appels ont été étudiés. Parmi eux, 2 923 ont abouti favorablement, soit un taux de révision positive de 38,3 %.
Le ministère de la Sécurité Sociale souligne également une amélioration notable des délais de traitement. Alors qu’il fallait auparavant compter entre trois et cinq mois pour qu’un appel soit entendu, le délai est désormais réduit à environ un à deux mois entre le dépôt de la demande et la comparution devant le tribunal médical.
Bien que des progrès restent à accomplir, les autorités évoquent une évolution « encourageante » durant la période concernée.
Afin d’améliorer davantage l’efficacité et l’équité du système, une réforme de la pension d’invalidité est en cours. Celle-ci prévoit notamment la mise à jour des lignes directrices médicales, élaborées en concertation avec des praticiens et spécialistes.
Parmi les changements envisagés :
• l’introduction de critères fonctionnels pour mieux évaluer les incapacités liées aux différentes pathologies ;
• la création d’une « Inclusive Living Allowance » destinée aux personnes présentant un taux d’invalidité compris entre 40 % et 59 %.
Le ministère de la Santé a déjà soumis ses observations sur ces nouvelles lignes directrices, actuellement à l’étude. Une fois finalisées, elles seront transmises au ministère des Finances pour validation budgétaire, avant d’éventuelles modifications législatives.