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Shane: Le 05/10/2026 à 20:06 | MAJ à 05/10/2026 à 20:09
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Publié : Le 05/10/2026 à 20:06 | MAJ à 05/10/2026 à 20:09
Par : Dooshina Appigadu

Maurice doit donner un nouveau souffle à son économie. Dans son rapport sur la croissance et l’emploi, publié le 30 septembre, la Banque mondiale constate que le modèle ayant permis la transformation du pays montre désormais des signes d’essoufflement.

L’institution reconnaît les progrès accomplis depuis l’indépendance. D’une économie dépendante du sucre, Maurice est devenu un pays à revenu intermédiaire supérieur, avec le développement de l’industrie, du tourisme et des services financiers. Mais ces moteurs ne suffisent plus à garantir durablement une croissance forte et des emplois de qualité.

Le rapport relève plusieurs difficultés : des finances publiques sous pression, un vieillissement démographique, une compétitivité affaiblie et des investissements insuffisamment orientés vers les activités productives. La croissance repose davantage sur la consommation, tandis que les investissements se sont principalement dirigés vers l’immobilier.

Les pensions occupent une place importante dans cette analyse. Selon les estimations citées, les dépenses consacrées aux prestations sociales et aux pensions représentaient environ 11 % du produit intérieur brut en 2025, contre 1,9 % pour les contributions sociales. Avec le vieillissement de la population, leur financement devient un défi croissant.

La Banque mondiale recommande notamment de réformer et de rétablir le National Pension Fund (NPF), dont le régime contributif a été supprimé en 2020. Elle précise que les anciens cotisants conservent les droits accumulés avant septembre 2020, conformément à la législation.

L’objectif serait de renforcer l’équité, la transparence et la viabilité du système de retraite, tout en préservant une protection adéquate pour les personnes âgées.

Le rapport appelle également à davantage de transparence dans la gestion des fonds extrabudgétaires et à une meilleure gouvernance des entreprises publiques. Pour l’institution, retrouver des marges budgétaires permettrait à l’État de financer les infrastructures, les compétences et l’innovation nécessaires à une nouvelle phase de développement. Ces propositions constituent les recommandations de la Banque mondiale.