Les violences basées sur le genre demeurent l’un des fléaux majeurs de la société mauricienne. C’est le constat dressé par le père Philippe Goupille, président du Conseil des Religions, lors du lancement, hier vendredi 24 avril, d’un outil de formation dédié à cette problématique. Selon lui, ces violences s’inscrivent dans des réalités sociales profondément ancrées, où les inégalités et les mentalités continuent d’alimenter les abus, notamment à l’encontre des femmes. « Maurice n’est pas une exception », a-t-il souligné, rappelant que le pays est lui aussi confronté à cette situation préoccupante.
Le père Goupille a insisté sur la nécessité d’une prise de conscience collective, appelant à un plus grand respect de la dignité des femmes. « La violence contre les femmes, c’est inacceptable », a-t-il insisté. Dans ce contexte, il exhorte les chefs religieux à jouer un rôle actif dans la sensibilisation et l’éducation des citoyens. L’objectif : unir les différentes confessions autour d’un message commun de respect, de dignité et de paix.
Un événement international est d’ailleurs prévu au mois de juin, réunissant des représentants de 80 pays. Pendant une semaine, les participants réfléchiront au rôle des religions dans la construction de la paix et la lutte contre les violences.