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Keshinee: Le 29/03/2026 à 08:39 | MAJ à 29/03/2026 à 08:40
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WORK-PERMIT
Publié : Le 29/03/2026 à 08:39 | MAJ à 29/03/2026 à 08:40
Par : La Redaction

Le ministère du Travail et des Relations industrielles fait face à un afflux inédit de demandes de permis pour travailleurs étrangers. Entre juin 2025 et mars 2026, 41 833 dossiers ont été déposés, mais 8 733 restent en attente. Le ministre Reza Uteem a révélé le mardi 25 mars au Parlement, en réponse au député Nitish Beejan, que le premier trimestre 2026 à lui seul comptait 6 383 demandes de permis de travail encore non traitées.

Le ministre explique cette situation par la récente réforme du recrutement de la main-d’œuvre étrangère, qui a remplacé l’ancien système de quotas sectoriels par un mécanisme basé sur la démonstration de l’impossibilité de recruter localement. Cette évolution a ouvert le marché du travail étranger à tous les secteurs, y compris l’emploi domestique, entraînant une augmentation significative des demandes sans renforcement parallèle des équipes administratives.

D’autres facteurs ralentissent le traitement : dossiers incomplets ou erronés, vérifications croisées avec d’autres ministères, ou encore régularisation d’environ 3 000 cas de travail illégal avant de poursuivre les procédures. Certains retards concernent également des autorisations spécifiques liées au pays d’origine des travailleurs, comme Madagascar ou le Bangladesh, ainsi que des inspections obligatoires dans des secteurs comme l’agriculture et la construction – ce dernier représentant près de la moitié des demandes en attente.

Malgré ces retards, 78 % des demandes sont traitées dans un délai de 21 jours après le paiement des frais. Depuis septembre 2025, plusieurs mesures numériques ont été mises en place pour accélérer les procédures, notamment l’émission de permis électroniques via QR Code (17 850 permis déjà délivrés), l’amélioration des licences électroniques et le paiement en ligne.

Le ministère a également demandé des renforts en personnel dans le cadre du prochain Budget afin de réduire l’arriéré, alors que la demande pour des travailleurs étrangers continue de croître dans tous les secteurs économiques.