Le marché pétrolier réagit de plein fouet aux menaces de Washington et à l'enlisement du conflit. À la suite des déclarations de Donald Trump promettant des sanctions économiques d'une violence inédite contre tout soutien à l'Iran ce mercredi 19 août, les cours de l'or noir ont franchi de nouveaux paliers.
Le baril de Brent de la mer du Nord a ainsi dépassé le seuil des 91 dollars (autour de 91,28 dollars), tandis que le brut américain WTI (West Texas Intermediate) s'établit dans la zone des 85 dollars, atteignant des plus hauts depuis la fin du mois de juillet. Cette progression, enregistrée sur plusieurs séances consécutives, traduit la nervosité extrême des investisseurs face au risque d'une asphyxie totale des exportations iraniennes et à la rupture définitive du dialogue diplomatique.
Les opérateurs intègrent désormais une prime de risque géopolitique accrue, d'autant que le trafic à travers le détroit d'Ormuz — artère vitale par laquelle transitent traditionnellement d'immenses volumes d'hydrocarbures — tourne au ralenti. La perspective d'une fermeture prolongée de ce goulet d'étranglement, conjuguée à la décision des Émirats arabes unis de geler leurs transactions avec Téhéran, nourrit les craintes d'une pénurie structurelle durable et maintient une pression haussière constante sur les places énergétiques mondiales.