Les cours du pétrole ont vivement réagi à la décision annoncée par les États-Unis de bloquer les ports iraniens, provoquant une hausse marquée dès la reprise des échanges internationaux dans la nuit de dimanche à lundi.
Le baril de West Texas Intermediate, qui avait clôturé la séance précédente sous la barre des 100 dollars, a enregistré une progression de plus de 8 %, atteignant environ 104,9 dollars en fin de soirée GMT pour livraison en mai. Le Brent de la mer du Nord a également suivi la même tendance, s’appréciant de près de 8 % pour s’établir autour de 102,5 dollars pour livraison en juin.
Cette envolée intervient à quelques heures de la mise en œuvre annoncée d’un dispositif maritime américain visant les ports iraniens, prévu pour lundi à 14 h 00 GMT. Selon les autorités militaires américaines, cette décision fait suite à l’échec des discussions diplomatiques tenues au Pakistan.
Washington affirme toutefois que les navires sans lien avec l’Iran pourront continuer à circuler dans le détroit d’Ormuz, un passage stratégique par lequel transite une part essentielle du pétrole mondial. Le dispositif annoncé prévoit des restrictions appliquées à l’ensemble des navires entrant ou sortant des infrastructures portuaires iraniennes, y compris celles situées dans les zones du golfe d’Oman et du Golfe.
Réagissant à ces annonces, l’Iran a fermement rejeté ces menaces, qualifiant les déclarations américaines de provocations sans portée. Dans le même temps, le Pakistan, médiateur des discussions, appelle les deux parties à respecter la trêve temporaire convenue récemment, alors que celle-ci reste fragile à l’approche de son échéance.
Les analystes financiers soulignent par ailleurs une forte instabilité alimentée par des signaux politiques contradictoires. Certains estiment que la sécurisation du détroit d’Ormuz devient désormais un enjeu central pour l’équilibre du marché mondial de l’énergie.