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Shane: Le 14/08/2026 à 12:57 | MAJ à 14/08/2026 à 12:57
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Publié : Le 14/08/2026 à 12:57 | MAJ à 14/08/2026 à 12:57
Par : La Redaction

Maurice franchit une nouvelle étape dans la consolidation de ses droits maritimes. La Commission des limites du plateau continental (CLCS) des Nations unies a adopté ses recommandations sur le dossier de Rodrigues. L’information, largement relayée hier, fait état de plus de 145 000 km² de plateau continental supplémentaire. Une avancée stratégique, mais qui ne correspond ni à une extension équivalente de la ZEE ni à une découverte de ressources.

La décision remonte au 7 août 2026, date à laquelle la Commission des limites du plateau continental (CLCS) a achevé sa 67e session à New York. L’ONU a confirmé l’examen de la soumission mauricienne concernant Rodrigues et l’adoption de recommandations.

Hier, l’ancien Premier ministre Pravind Jugnauth a remis le dossier au premier plan en annonçant publiquement une extension de plus de 145 000 km². Il a rappelé que la soumission révisée avait été déposée sous son gouvernement, en juillet 2024.

Le dossier est pourtant ancien. Maurice avait effectué une première soumission auprès de la Commission des limites du plateau continental (CLCS) le 6 mai 2009, afin de démontrer que le prolongement naturel du territoire mauricien autour de Rodrigues s’étend au-delà des 200 milles nautiques. Le dossier a ensuite été révisé et complété à plusieurs reprises.

L’enjeu est important : sur un plateau continental étendu, Maurice peut exercer des droits souverains sur le fond marin et son sous-sol, notamment pour l’exploration et l’exploitation éventuelle de ressources naturelles.

Cela ne signifie toutefois pas que Maurice gagne 145 000 km² de territoire ou de ZEE supplémentaire. Il ne s’agit pas non plus d’une preuve de présence de pétrole, de gaz ou de minerais exploitables.

La démarche mauricienne autour de Rodrigues a commencé officiellement en mai 2009 devant les Nations unies. Elle repose sur des données hydrographiques, géologiques et géophysiques destinées à prouver l’extension naturelle du plateau continental.

Après plusieurs révisions, dont une importante en 2015 puis une nouvelle soumission révisée en 2024, le dossier a finalement abouti aux recommandations adoptées par la Commission des limites du plateau continental (CLCS) en août 2026.