Les pluies torrentielles qui se sont abattues sur le sud-est du Brésil ont laissé derrière elles un lourd bilan humain. Au moins 29 personnes ont été tuées et une quarantaine sont toujours portées disparues, selon les autorités locales. Les opérations de secours se poursuivent dans des conditions extrêmement difficiles, notamment dans le quartier Parque Burnier, à Juiz de Fora, ville de 540 000 habitants située dans une zone montagneuse de l’État de Minas Gerais.
Dans ce secteur, des pans entiers de collines ont cédé sous la pression des précipitations. Douze habitations ont été englouties par une coulée de boue dévastatrice. Les pompiers ont notamment extrait un corps des décombres, au milieu des gravats et de la terre glissante. La catastrophe a également touché la ville voisine d’Uba, où sept décès supplémentaires ont été enregistrés après des inondations et des glissements de terrain provoqués par les intempéries.
Face à la gravité de la situation, les autorités municipales ont rapidement réagi. La maire de Juiz de Fora, Margarida Salomao, a déclaré l’état de catastrophe naturelle dès les premières heures de la journée, évoquant des pluies d’une intensité exceptionnelle et prolongée. Le mois de février est déjà entré dans l’histoire climatique locale, avec 584 millimètres de pluie enregistrés, soit deux fois le niveau normalement observé pour cette période.
Sur le terrain, la détresse des habitants est palpable. Des familles entières restent sans nouvelles de leurs proches.
Les opérations de sauvetage sont compliquées par les risques d’effondrement et les crues de la rivière Paraibuna, sortie de son lit après les fortes précipitations. Les autorités ont également suspendu les activités scolaires dans l’ensemble des établissements municipaux, tandis que certains riverains ont filmé l’effondrement soudain de plusieurs bâtiments sous la pression des eaux.
Sur le plan national, le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a assuré que les priorités du gouvernement restent l’assistance humanitaire, la prise en charge des sinistrés et la reconstruction des infrastructures endommagées. Le Brésil est confronté depuis plusieurs années à des phénomènes climatiques extrêmes, souvent associés au réchauffement de la planète.