Souvent qualifiée de « Syndicat Dormant », la Police Fighters Union (PFU) rejette fermement cette perception. Son président, le sous-inspecteur Buljeeon, affirme que l’organisation est bien active depuis sa reconnaissance officielle obtenue le 10 décembre dernier. Il explique que plusieurs réunions ont été organisées entre les membres de l’exécutif et un comité élargi afin de recueillir les préoccupations des policiers. La PFU a également multiplié les interventions dans les médias pour faire entendre la voix des membres de la force policière.
Selon le sous-inspecteur, deux rencontres ont déjà eu lieu avec le commissaire de police concernant le système actuel. Cinq lettres lui ont également été adressées au sujet de la récente circulaire introduite sans consultation préalable du syndicat.
Parmi les dossiers soulevés figurent notamment les congés maladie, les allocations de dimanche ainsi que les « Mileage Allowances ». Le sous-inspecteur Buljeeon déplore toutefois que, malgré un accueil favorable de la part du bureau du management, ces démarches soient jusqu’ici restées sans suite concrète.
Concernant la récente circulaire ne reconnaissant plus les certificats médicaux émis par des médecins du privé, le sous-inspecteur affirme que le dossier est actuellement devant l’Employment Relations Tribunal (ERT) en vue d’un réexamen.
Le sous-inspecteur Buljeeon rappelle également qu’il a fallu près de dix ans de lutte pour obtenir la reconnaissance d’un syndicat au sein de la police, une bataille qui, selon lui, mérite aujourd’hui d’être reconnue.