Après les conclusions de l’Equal Opportunities Commission dans l’affaire du hijab, ENS Africa Mauritius maintient qu’aucune discrimination n’a motivé la rupture du lien d’emploi avec les deux anciennes salariées concernées.
Dans un communiqué publié ce dimanche 10 mai 2026, le cabinet d’avocats affirme avoir pris connaissance du rapport de l’EOC à la suite des plaintes déposées par Nadrah Bintee Diouman-Ameer et Mushiirah Hanna Humeirah Aubdoollah.
ENS Africa précise avoir participé au processus engagé devant l’Equal Opportunities Commission « dans l’unique optique d’une conciliation ».
Le cabinet d’avocats insiste également sur le fait que sa position demeure inchangée depuis le début de l’affaire.
Selon ENS Africa, « les questions ayant conduit à la rupture du lien d’emploi avec les employées concernées n’ont, à aucun moment, été motivées par des pratiques discriminatoires ».
Le cabinet d’avocats souhaite aussi dissiper les interrogations autour de sa politique vestimentaire interne. ENS Africa affirme que l’ensemble de ses employés restent libres de se présenter au bureau dans une tenue conforme à leurs pratiques religieuses.
Alors que l’EOC a recommandé une reprise du processus de conciliation entre les parties, ENS Africa se dit disposé à poursuivre les discussions afin d’aboutir à une solution acceptable pour tous.
Le cabinet affirme vouloir avancer « dans un esprit constructif et de bonne foi » et se dit confiant quant à la possibilité de trouver un terrain d’entente.
Cité dans le communiqué, Thierry Koenig d’ENS Africa reconnaît que cette affaire a été « douloureuse pour toutes les parties concernées ». Il ajoute que le cabinet d’avocats a toujours défendu « un environnement de travail fondé sur le respect mutuel et l’inclusion ».
« L’objectif reste d’avancer ensemble, dans un esprit de responsabilité, de respect mutuel et de trouver une solution commune. Le cabinet reste ouvert et déterminé à trouver une issue constructive », déclare Thierry Koenig d’ENS Africa.