Les incidents survenus dimanche soir à Camp-Thorel, où des sabres et des armes à feu présumées auraient été utilisés, ont une nouvelle fois relancé le débat. Sabres aperçus dans des vidéos sur les réseaux sociaux, battes de baseball utilisées lors d’agressions, armes offensives exhibées durant des affrontements… la circulation et l’utilisation de ces objets suscitent de plus en plus d’inquiétudes à Maurice.
Au-delà des incidents, plusieurs interrogations émergent autour de la présence d’armes offensives dans ce type d’affrontements, alors même que certains objets similaires continuent d’être visibles ou proposés à la vente sur certaines plateformes et réseaux sociaux.
Au niveau de l’enquête, le responsable du Police Press Office, DASP Suhail Lindialam, affirme que des procédures d’identification ainsi que plusieurs démarches policières sont actuellement en cours.
L’avocat Me Somand Kumar Adheen explique que la possession d’armes offensives ou la participation à un rassemblement illégal avec ce type d’objets peut entraîner de lourdes sanctions sous la section 29 du Criminal Code Supplementary Act, avec des peines pouvant aller jusqu’à dix ans d’emprisonnement ainsi qu’une amende atteignant Rs 100 000.
Par ailleurs, le secrétaire général de la Insurers Association of Mauritius, Vasish Ramkhelawon, rappelle que les dommages causés lors d’émeutes, mouvements de foule ou actes de vandalisme ne sont pas automatiquement couverts par toutes les assurances automobiles de base et peuvent nécessiter des extensions spécifiques.
Dans ce contexte, plusieurs voix appellent à un renforcement des contrôles concernant la circulation et l’utilisation d’objets pouvant être considérés comme des armes offensives à Maurice.