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Fab: Le 11/04/2026 à 16:44 | MAJ à 11/04/2026 à 16:46
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Publié : Le 11/04/2026 à 16:44 | MAJ à 11/04/2026 à 16:46
Par : Vanessa Mathews Saramandif

Des discussions irano-américaines sous haute surveillance ont été lancées samedi à Islamabad, avec l’objectif affiché de tenter de désamorcer le conflit qui embrase le Moyen-Orient. L’annonce a été faite par le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, qui a successivement rencontré les deux délégations.

Selon un communiqué officiel, le chef du gouvernement pakistanais s’est entretenu avec le vice-président américain JD Vance, à la tête de la délégation des États-Unis, peu après l’ouverture des échanges. Avant même le début des discussions, organisées dans un climat de forte suspicion et dont les modalités restent floues, Shehbaz Sharif a également reçu les représentants iraniens. Il a salué la volonté des deux parties de privilégier la voie du dialogue.

Ces pourparlers interviennent alors qu’un conflit majeur continue de provoquer de lourdes pertes humaines, notamment en Iran et au Liban, tout en pesant sur l’économie mondiale. Les discussions se tiennent à l’hôtel Serena à Islamabad. À l’issue de cette première phase, Téhéran doit décider de poursuivre ou non les négociations, d’après l’agence Fars.

JD Vance conduit une délégation comprenant notamment l’émissaire spécial Steve Witkoff ainsi que Jared Kushner. De son côté, le Pakistan a mobilisé une équipe d’experts pour accompagner les discussions sur le trafic maritime et le nucléaire. Plusieurs acteurs régionaux, dont l’Égypte, la Turquie et la Chine, suivent de près l’évolution de ces échanges.

À la veille des discussions, les positions restaient tendues. Téhéran affirme aborder ces négociations dans une atmosphère de « méfiance totale », dénonçant les violations répétées des engagements américains. L’Iran, représenté par Mohammad Bagher Ghalibaf, exige un cessez-le-feu au Liban ainsi que le déblocage de ses avoirs à l’étranger.