Les Parliamentary Private Secretaries (PPS), députés de la majorité, ont traditionnellement pour mission d’accompagner l’action du gouvernement sur le terrain et de suivre certains dossiers, notamment les projets d’infrastructure dans leurs circonscriptions. Les ministres délégués, eux, sont nommés pour assumer des responsabilités gouvernementales spécifiques et assistent directement les ministres dans la gestion de certains dossiers.
En début de semaine, le chef du gouvernement a confirmé qu’un remaniement ministériel est envisagé prochainement, sans toutefois préciser de calendrier. Il a également évoqué la possibilité de réintroduire le système des PPS.
Entre PPS et ministres délégués, le débat est désormais lancé sur la formule la plus efficace pour renforcer l’action gouvernementale.
Selon l’observateur politique Yvan Martial, les PPS seraient avant tout des relais du parti au pouvoir sur le terrain, alors que les ministres délégués s’inscriraient davantage dans une logique de formation et de préparation de la relève politique.
De son côté, Paul Bérenger, ancien Premier ministre adjoint, relativise fortement l’enjeu et estime que ce dossier ne figure pas parmi les priorités du pays.
Pour Joe Lesjongard, ancien leader de l’opposition, l’éventuel retour aux PPS traduit surtout les difficultés du Premier ministre à gérer le pays.