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Sahil Jeemon: Le 05/07/2026 à 14:49 | MAJ à 05/07/2026 à 14:50
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Publié : Le 05/07/2026 à 14:49 | MAJ à 05/07/2026 à 14:50

Maurice compte désormais près de 52 000 travailleurs étrangers. Une main-d’œuvre devenue essentielle dans plusieurs secteurs de l’économie, mais qui reste fortement concentrée autour de quelques pays d’origine, avec une nette majorité d’hommes.

Les chiffres montrent une dépendance croissante de Maurice à une main-d’œuvre étrangère issue principalement d’Asie. À eux seuls, l’Inde, le Népal, le Bangladesh et le Sri Lanka regroupent 40 486 travailleurs, soit près de 80 % du total.

L’Inde arrive en tête avec 15 840 travailleurs, suivie de très près par le Népal, qui en compte 14 821. L’écart entre les deux pays dépasse à peine les 1 000 travailleurs, confirmant la place grandissante du Népal dans le recrutement de main-d’œuvre étrangère à Maurice.

Madagascar occupe la troisième place avec 9 995 travailleurs, devant le Bangladesh, qui en compte 8 975. Les autres nationalités restent nettement minoritaires. La France, le Kenya, l’Indonésie ou encore le Zimbabwe comptent chacune moins de 500 travailleurs sur le territoire mauricien.

Autre enseignement important : le déséquilibre entre les sexes. Près de neuf travailleurs étrangers sur dix sont des hommes. Cette réalité reflète notamment les besoins importants dans des secteurs à forte intensité de main-d’œuvre, comme la construction, l’industrie manufacturière, le textile, l’hôtellerie ou encore certains services.

Cette présence étrangère massive pose aussi la question de la planification du marché du travail, de l’intégration sociale, des conditions d’emploi et de la capacité du pays à réduire sa dépendance à une main-d’œuvre venue de l’extérieur.