Nouvelle hausse, même inquiétude mais cette fois, la question devient inévitable : jusqu’où ?
Le litre d’essence bondit de Rs 58,45 à Rs 64,25, et le diesel suit la même trajectoire, passant de Rs 64,80 à Rs 71,25. Une augmentation qui ne se limite pas aux pompes, mais qui se répercute déjà sur toute la chaîne du quotidien.
Chauffeurs de taxi, moniteurs d’auto-école, transporteurs scolaires… tous encaissent le choc et s’interrogent sur leur capacité à suivre le rythme. Car derrière ces chiffres, c’est le coût de la vie qui s’alourdit un peu plus.
Et l’incertitude plane. Le ministre Michael Sik Yuen évoque déjà la possibilité d’une nouvelle hausse, liée aux tensions au Moyen-Orient.
Dès lors, une interrogation s’impose : les Mauriciens peuvent-ils encore absorber ces augmentations à répétition, ou sommes-nous à un point de bascule ?
Du côté des taxis, la prudence domine. Raffick Bahadoor, de la Taxi Proprietors Association, appelle à ne pas répercuter immédiatement la hausse des carburants, malgré le coût de la vie. « Il faut aussi p enser à nos clients », souligne-t-il. Pour l’instant, aucune augmentation des tarifs n’est prévue.
Même son de cloche du côté des auto-écoles. Asraf Sochawon, de la Defensive Driving Sectors Association, affirme qu’aucune hausse n’est prévue pour l’instant, malgré l’augmentation des carburants. Il appelle toutefois à la vigilance en cas de nouvelles flambées des prix.
Hirish Cavaree, chauffeur de van scolaire dans la région de Port-Louis, évoque une possible hausse des tarifs, comprise entre Rs 100 et Rs 200. Il précise toutefois que la situation est encore à l’étude et qu’une décision ne sera prise qu’après consultation des parents.