Marine Le Pen attend la décision de la cour d’appel de Paris, qui pourrait conditionner sa candidature à la présidentielle de 2027. Ses avocats plaident pour une relaxe ou une sanction moins lourde que celle de première instance.
Après quatre semaines de débats, la cour d’appel de Paris annoncera mercredi la date de sa décision sur l’affaire Marine Le Pen, poursuivie pour détournement de fonds européens au profit du Rassemblement national.
Les avocats généraux ont requis la semaine dernière quatre ans de prison, dont trois avec sursis, 100 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité. La dirigeante du RN a indiqué qu’elle prendra sa décision concernant sa quatrième candidature à la présidentielle dès l’annonce du jugement.
Lors des plaidoiries, ses avocats contestent l’accusation de « système » et la qualification de détournement de fonds publics. Ils estiment que les eurodéputés concernés sont des agents publics « internationaux » et non nationaux.
Malgré la gravité des faits reprochés, Marine Le Pen garde confiance en ses avocats et souhaite démontrer l’absence d’intention délibérée. Elle avait reconnu « si un délit a été commis, je veux bien l’entendre », tout en rejetant la notion d’un système organisé.
Dans tous les cas, le Rassemblement national se prépare à la présidentielle. Même en cas de condamnation, la campagne pourrait être menée par Jordan Bardella, garantissant la continuité politique du parti.