Aller au contenu principal
Accueil
Sahil Jeemon: Le 13/03/2026 à 12:26 | MAJ à 13/03/2026 à 12:27
Main picture
Publié : Le 13/03/2026 à 12:26 | MAJ à 13/03/2026 à 12:27
Par : Vanessa Mathews Saramandif

Jeudi à Los Angeles, les plaidoiries finales ont été présentées dans un procès inédit qui pourrait déterminer si les réseaux sociaux peuvent être tenus responsables de l’addiction des jeunes à leurs applications. Les avocats de la plaignante et ceux de Meta et YouTube ont exposé leurs arguments devant le jury californien, en vue d’un verdict très attendu susceptible d’influencer l’ensemble du secteur numérique.

Les 12 jurés entameront vendredi leurs délibérations, qui pourraient se prolonger la semaine prochaine. Ce dossier est le premier d’une série de procès tests visant à trancher des milliers d’affaires similaires concernant Instagram, YouTube, Snapchat ou TikTok. Un second procès est prévu en juillet à Los Angeles, tandis qu’une procédure fédérale regroupant plusieurs centaines de plaintes est actuellement en cours d’examen.

La plaignante, âgée de 20 ans, a décrit une enfance marquée par le harcèlement et la violence familiale, aggravée selon ses avocats par l’usage intensif des plateformes dès l’âge de 6 ans. Son avocat a illustré son raisonnement avec l’exemple d’un cupcake : à l’image de la levure dans un gâteau, les réseaux sociaux peuvent sembler être un petit élément, mais jouer un rôle décisif dans l’apparition de troubles psychologiques.

Meta conteste ces affirmations, affirmant qu’aucun thérapeute ayant témoigné n’a identifié les réseaux sociaux comme la cause principale des difficultés rencontrées par la plaignante.