L’embarquement de cette cargaison a été perturbé au port de Fujairah, aux Émirats arabes unis. Les opérations au terminal ayant été suspendues en raison du conflit au Moyen-Orient, le navire devait quitter ce port les 7 ou 8 mars.
La cargaison a finalement pu être chargée à Singapour autour du 18 mars. Le président du conseil d’administration de la State Trading Corporation (STC), Takesh Luckoo, précise qu’il n’y aura pas de perturbation dans l’approvisionnement.
Dans un contexte marqué par les tensions au Moyen-Orient, l’approvisionnement de Maurice en produits pétroliers et la question des prix du carburant restent des enjeux majeurs pour l’économie.
Le décalage entre la cargaison initialement prévue autour du 21 mars et celle attendue début avril a entraîné une hausse significative des coûts. La différence est estimée à près de 500 millions de roupies.
Ainsi, ce seul tanker coûtera environ Rs 1,2 milliard (USD 26,8 millions) au Central Electricity Board (CEB), soit une facture nettement plus élevée que prévu.
À bord du MV Sea treasure se trouve également une cargaison destinée au secteur manufacturier, comme l’indique Takesh Luckoo.
Les démarches pour sécuriser l’approvisionnement en carburant n’ont pas tardé au niveau des autorités dès le début du conflit dans la région du Moyen-Orient. Des ajustements sont en cours à la STC en vue de la conclusion d’un partenariat avec l’Indian Oil Corporation.
Actuellement, notre pays a un contrat avec Oman pour l’approvisionnement en « white oil », qui comprend quatre produits pétroliers : MoGas, Gas Oil, Jet A1 et le marine gasoil. L’approvisionnement en provenance de l’Inde devrait débuter dans deux mois.