Invité de l’émission « Korek Pas Korek » sur les ondes de Top FM, Ashvin Gungaram, directeur de l’ONG A.I.L.E.S, est revenu sur les défis entourant le programme de méthadone à Maurice. Utilisée dans le traitement des personnes dépendantes aux opioïdes et aux drogues synthétiques, la méthadone permet d’accompagner les patients dans leur processus de stabilisation et de réduction de la dépendance.
Ashvin Gungaram a notamment dénoncé les préjugés persistants envers les personnes suivant ce traitement, rappelant que la méthadone ne doit pas être perçue comme une faveur, mais comme un accompagnement médical essentiel permettant aux bénéficiaires de retrouver une certaine stabilité et de vivre dans la dignité. Il a également insisté sur l’importance d’un suivi régulier assuré par des professionnels de santé. Aujourd’hui, environ 10 000 personnes suivraient ce traitement à Maurice.
Il fait ressortir que Maurice compte aujourd’hui plus de 70 sites de distribution de méthadone à travers l’île. Certains accueilleraient quotidiennement entre 200 et 300 bénéficiaires, ce qui suscite parfois des inquiétudes parmi les habitants de certaines régions.
Ashvin Gungaram souligne toutefois que seule une minorité des consommateurs développe une dépendance problématique aux substances injectables ou aux drogues synthétiques. Selon lui, plusieurs bénéficiaires parviennent également à se stabiliser après leur traitement.